qui PEUT DEMANDER LA LABELLISATION ?

Les propriétaires et gestionnaires de territoires à titre individuel et collectif (association de propriétaires, groupements forestiers, groupements d’intérêt agro-sylvo-cynégétiques,…).

Les propriétaires publics (communes, conservatoire du littoral, …) partenaires d’acteurs privés dans la gestion de leur territoire.

Pour quels bénéfices ?

  • Pour obtenir une reconnaissance publique régionale, nationale et européenne
  • Intégrer un réseau de gestionnaires engagés et partager des connaissances sur la gestion durable de son territoire
  • Accéder à des informations nationales et européennes

Un label européen

Le label Wildlife Estates – Territoires de faune sauvage en Français – est une initiative de European Landowners’ Organization (ELO), fédération  européenne des propriétaires et gestionnaires fonciers et des entrepreneurs ruraux. 

Wildlife Estates a été conçu suivant les principaux objectifs de la législation européenne dans le domaine de l’environnement.

La stratégie européenne de la biodiversité pour 2020 constitue la pierre angulaire théorique et sous-jacente à la philosophie de ce label. Un exemple concret est l’aide apportée par les équipes du label Wildlife Estates à ses territoires pour transposer les directives « Oiseaux » et « Habitats » en conseils pratiques et concrets. 

Le label Wildlife Estates est représenté dans 19 Etats membres. Les délégations nationales font coopérer des acteurs privés et publics comme des organismes publics, des associations, des universités, des scientifiques et des entreprises afin de gérer durablement les territoires. Depuis sa création en 2005, plus de 450 territoires représentant près de 2M ha sont labellisés.

En France, 35 territoires ont été labellisés depuis 2011 – année de  lancement – pour un total de 70 000 ha. Leur superficie va de 18 ha à 20 000 hectares.

Philosophie du label

« Territoires de faune sauvage » a pour ambition de valoriser la gestion intégrée des territoires naturels et ruraux : territoires multifonctionnels qui allient activités socio-économiques et biodiversité. L’objectif est le partage de l’espace entre les différentes activités humaines, sans les cloisonner, tout en favorisant la biodiversité.

Il consacre les territoires qui tendent à pérenniser les équilibres entre milieux et espèces (agro-sylvo-cynégétiques), qui favorisent l’accueil et le développement naturel des populations sauvages en leur apportant habitats et quiétude tout en favorisant leur libre circulation.

Il s’agit de l’illustration et de la mise en pratique du concept de conservation par l’utilisation durable des ressources naturelles. Ce principe de conservation théorisé par Hutton J.M. et Leader-Williams offre une alternative au principe historique de la conservation de la nature par la mise sous protection stricte.

L’intérêt de ce principe est notamment reconnu au niveau des plus hautes instances (loi n°2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, par exemple). 

Plus que jamais, les initiatives et les partenariats public-privé peuvent contribuer à la mise en œuvre des politiques de protection de la nature et font la démonstration qu’il existe une vraie contribution à la conservation des espaces naturels hors des espaces sous statut (parcs naturels, réserves naturelles, etc.).

Contenu de va-et-vient

Gouvernance

European Landowners’ Organisation (ELO), association européenne des propriétaires fonciers représentant les intérêts des propriétaires, gestionnaires de territoires et entrepreneurs ruraux au sein de l’Union Européenne, assure l’animation et le secrétariat du label en Europe et coordonne sa gouvernance. Le Comité de pilotage Wildlife Estates regroupe des représentants des délégations nationales, en charge du développement de la démarche. Le Comité scientifique assure la validation scientifique, tandis que le Jury International délivre les labels, sur proposition des délégations nationales.

En France, le label est développé par la Fondation François Sommer, la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office Français de la Biodiversité. Les 3 partenaires composent le Comité de pilotage national.

Un système de région pilote a été mis en place en 2020, 4 fédérations régionales des chasseurs se sont portées volontaires pour développer le projet dans leur région et être au plus près des territoires : Occitanie, Normandie, Pays de la Loire, Bretagne. Ainsi dans ces 4 régions, un référent est en charge de rencontrer, accompagner et évaluer les territoires candidats.

Les territoires situés dans une autre région peuvent également déposer un dossier de candidature et c’est le coordinateur national qui est en charge de ces évaluations.

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